Action menée en lien avec Groupe Développement
Bénéficiaires : 1500 enfants
Contexte : Les lacunes du système scolaire au Maroc sont l’une des sources principales du désœuvrement de la jeunesse et du chômage. Bien que la scolarité soit officiellement obligatoire jusqu’à 16 ans, elle reste un luxe pour les familles les plus pauvres qui ne peuvent acheter les fournitures scolaires nécessaires, ni payer le repas de midi de leur enfant (l’école est souvent très loin du lieu de domicile). Le Maroc compte à ce jour 56 % d’analphabètes.
Actions : L’association Bayti a aidé à la création, dans un objectif de prévention, d’une association indépendante nommée JIWAR (« voisinage » en marocain). Ce projet permet l’alphabétisation et la réinsertion scolaire de 1500 enfants, garçons et filles âgés de 5 à 15 ans, dans les banlieues les plus pauvres de Rabat (capitale marocaine) et de Salé.
Données financières : La fondation Okworld participe à hauteur de 25 000 euros.
BAYTI est le plus ancien partenaire au Maroc du Groupe Développement. Cette association, créée en 1994 et entièrement animée par des bénévoles marocains, est la première ONG dans ce pays à s’être consacrée à la protection et à la réinsertion scolaire et professionnelle des enfants abandonnés, non pas en créant des écoles privées parallèles mais en renforçant les capacités et en améliorant la qualité du système éducatif public.
L’ensemble des locaux a tout d’abord été rénové et une classe de maternelle a été créée avec des fonds collectés localement par l’association. L’équipe d’enseignants et la majeure partie des frais de fonctionnement sont financés par le Ministère de l’Education et l’Entraide Nationale. Les locaux supplémentaires (préscolaire, bibliothèque) sont construits par les communes et le Gouverneur de Salé. L’association a comme autre priorité d’acquérir le matériel pédagogique, les fournitures scolaires et un complément de mobilier qui permettent aux enseignants de scolariser les enfants dans de bonnes conditions.
Des activités participatives permettent de revaloriser le rôle de l’école dans le développement local. Une attention toute particulière est consacrée à la mobilisation des familles : elles sont invitées à des cours d’alphabétisation, encouragés à suivre la scolarité de leurs enfants et à participer à la vie de l’établissement (fêtes, collecte de dons, etc.). En outre, JIWAR aide les familles à inscrire leurs enfants à l’état civil et permet la réinscription de nombreux enfants déscolarisés. Une assistante sociale va à la recherche des enfants absents pendant trop longtemps et, avec l’aide des autorités, oblige les parents récalcitrants à laisser leurs enfants aller à l’école.
Avec le soutien du Ministère de la Jeunesse et des Sports, l’introduction du sport collectif (club de foot pour 80 enfants, basket, etc… y compris pour les filles) est également une activité nécessaire pour rendre l’école attractive, développer le sens de l’équipe et de la solidarité et permettre le développement global du jeune. Les orphelins et les plus démunis sont privilégiés pour ces activités.
Un repas équilibré est offert à midi grâce à JIWAR : la malnutrition dont souffrent ces enfants affecte gravement leurs capacités à apprendre et à se concentrer. Un projet est mis en place autour de la cantine pour apprendre aux enfants les règles d’hygiène et de citoyenneté (ne pas se bousculer, manger sans précipitation…). Des enfants vêtus de gilets fluorescents sont responsables à tour de rôle de la discipline et de la modération de leurs camarades.

