Consortium National contre l'Exploitation des Enfants

Action menée en lien avec Groupe Développement

Présentation du projet

Bénéficiaires : 63 000 enfants et adolescents

Actions :

  • Protection des enfants et des jeunes par l’alphabétisation, la scolarisation et l’éducation.
  • Prise en charge, formation et réhabilitation psychosociale et économique des enfants marginalisés et victimes.
  • Formation, mise en réseau et coordination des acteurs et bénéficiaires.

Les outils utilisés seront capitalisés sous forme de modules de formation et guides méthodologiques diffusés à un niveau national et international, et surtout dans les pays où cette problématique est très tabou.

Données financières : Ce programme est budgété sur 3 ans. Le budget total est de 2 412 000 euros. Okworld a versé 35 000 euros en 2006.

Vie du projet

Octobre 2006 : d’après une visite réalisée par un collaborateur d’Idgroup et sa rencontre avec les responsables de l’association

Vision est l’ONG que nous accompagnons à Lahore au nord du Pakistan qui a été mis en place par Tahir, un ancien professeur d’université en droit au Pakistan. Il a passé une dizaine d’années aux Etats-Unis pour enseigner puis il est revenu dans son pays natal pour être consultant.
Il a tout d’abord créé une association qui avait pour but de protéger les garçons contre toutes les formes de d’abus (sexuels ou violents). Après avoir mis en place une structure pouvant les recevoir, ces jeunes gens ont demandé à Tahir d’orienter son action vers leurs «frères» encore plus jeunes afin qu’ils ne deviennent pas comme eux, car pour eux-mêmes il était déjà tard.

Ayant besoin d’apprendre comment gérer ces problèmes auprès des enfants, Tahir a décidé d’effectuer des visites dans des centres de protection des enfants en Inde où il a pu se faire une idée précise de ce que pouvait ou devait être une maison pour enfants. Il en est revenu avec la conviction qu’il fallait que ce soit les enfants qui se prennent eux-mêmes en charge et s’approprient le projet. Au départ, il s’agissait d’un centre de jour, les enfants arrivaient le matin, pouvaient de restaurer, se laver mais devaient quitter les lieux le soir. Bien évidemment, au fil du temps les enfants ne voulaient plus repartir le soir vers des zones dites «sensibles» tel que Data Durbar ou le quartier «Herra Maudi» et son lot de petits hôtels de passe.

Aujourd’hui, ce projet passe par la location d’une maison qui accueille près de 15 enfants encadrés par des éducateurs de l’association qui veillent sur eux jour et nuit. Les enfants s’y sentent en sécurité et peuvent jouer librement et reprendre une vie «presque» normale.

Il faut savoir que rien n’est imposé aux enfants et qu’ils fixent eux-mêmes les règles de fonctionnement du centre. Celles-ci ont été écrites et chacun d’entre eux les ont signés. Au même titre que l’application de ces règles pour les enfants, les éducateurs ne sont là que pour les accompagner et ils ne demandent pas aux enfants de justifier leur vie avant l’intégration dans la maison. Lors des réunions éducatives, ils peuvent s’exprimer, échanger par le biais de dessins, de jeux, danses et de discussions.

Pour revenir sur le centre lui même, il s’agit d’une très vieille maison sans aucun confort, la cuisine est un simple évier et la salle de bain n’a aucun équipement. Il n’y a ni table, ni chaise et les enfants dorment à même le sol. Lorsqu’ils ont reçus des oreillers, ils se sont disputés car c’était la première fois qu’ils pouvaient posséder quelque chose à eux ! Pour la petite histoire, ils se sont tous amusés à écrire leur prénom sur leurs oreillers et ils ne les quittent plus ! La symbolique du prénom est très importante car lorsque les éducateurs font du «travail de rue» (out-reach) pour récupérer des enfants, ils leur apprennent à écrire leur prénom afin de les approcher et de les ramener au centre. En effet, la majorité des enfants ne savent ni lire, ni écrire lorsqu’ils se retrouvent dans la rue.

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